ACTUALITÉ DES CONCERTS 
Johnny et Canto sont sur un bateau…
par Romain Carlioz, 05/05/2009
...Qui les mène droit à Cannes, où ils constitueront une des attractions du
festival. Cerise sur le gâteau, les deux monstres sacrés sont là où on ne les attend pas, mais alors pas du tout. L'ex-King de Manchester joue chez
Ken Loach tandis que l'idole des jeunes va venger sa fille pour
Johnnie To.
À ma gauche,
Eric Cantona : 15 ans de carrière, plus de 150 buts toutes compétitions confondues et un statut de Dieu-vivant à Old Trafford, terrain de ses plus beaux exploits. À ma droite,
Johnny Hallyday : éternelle idole des jeunes, il cumule 39 disques d’or et plus de 1 000 enregistrements. Ces monstres dans leurs domaines se retrouvent cette année, sur les marches de Cannes, dans l’espoir de faire chavirer le cœur des cinéphiles. Match entre deux
films et deux acteurs qui font déjà parler d’eux.
When the King follow Ken LoachLe moins que l’on puisse dire, c’est qu’avant cet étonnant
Looking for Eric, la filmographie d’Éric Cantona suscitait au mieux le scepticisme, au pire, un certain dédain de la part des critiques. Du nanardesque
Mookie (un homme et son singe) au très confidentiel
Outremangeur, le King n’a pas encore eu l’occasion de démontrer l’étendue de ses talents.
Raison de plus pour s’intéresser à cette rencontre impromptue avec le protest-filmeur
Ken Loach (authentique fan de ballon rond). Éric Cantona est une personnalité à part dans le monde du
spectacle : showman avéré il est capable des plus beaux éclats comme de coups de sang mémorables (un mawashi-geri sur un hooligan, un maillot jeté à la face de son entraîneur, etc.). Reste à savoir si, dans son propre rôle,
Ken Loach a réussi à canaliser l’énergie de l’idole de Manchester.
La Fiche de Looking for EricD’où viens-tu Johnny ?Par rapport à son confrère footballeur, Hallyday dispose d’une réelle crédibilité dans le milieu cinéphile. Godard (
Detective), Costa-Gavras (
Conseil de famille),
Laetitia Masson (
Love me)… L’idole des jeunes possède une belle carte de visite, qui s’ajoute au regard bienveillant des critiques sur ses prestations.
Pour autant, le voir à l’affiche d’un polar hongkongais, signé par un des maîtres du genre, demeure une vraie (belle) surprise. Dans
Vengeance, il reprend le rôle que
Johnnie To avait taillé pour un
Alain Delon démissionnaire. Mais l’auteur d’Election, amateur de rock et de bonne chère, a visiblement trouvé dans le chanteur un alter-ego à sa taille. En espérant que, sur l’écran de la grande salle du Palais des
festivals, la mayonnaise ne tourne pas.
La Bande-annonce de Vengeance© Cityvox
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