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Féloche : rencontre avec un artiste libre
par Thomas Fossati, 17/03/2010
Produit par l'un des membres de Gotan Project,
Féloche débarque avec l'album La Vie Cajun, résultat de plusieurs années de vadrouille. Rencontre avec un artiste bien loin des archétypes de la chanson française.
Qui est Féloche?
Moi, Félix. Tout simplement. A l'école, les copains m'appelaient comme ça et c'est resté. Si je m'étais appelé Valéry, on m'aurait sûrement surnommé Valoche (rires). Depuis que je suis musicien, j'ai accompagné pas mal de chanteuses, joué dans un groupe ukrainien, écrit des musiques pour le théâtre et des documentaires. À l’occasion, je ne serais pas contre écrire la
musique d'un long-métrage !
La vie Cajun fait référence à la culture du même nom. Comment t'es-tu intéressé à leur musique ? C'est grâce à ma mandoline, achetée il y a une dizaine d'années, que j'ai découvert tout un pan de la
musique américaine : le bluegrass, la country... Une fois cette première approche terminée, je suis remonté aux sources. Vers le blues et la
musique Cajun. En écoutant d’anciens enregistrements avec des voix françaises, je suis resté scotché et surtout ému ! C'est un trésor qu'on ne connaît absolument pas en France.
Mais je ne joue pas véritablement cette
musique traditionnelle, dans laquelle il n'y a pas de mandoline, bien qu’elle m'ait énormément inspiré. Notamment sur
La Vie Cajun, le 1er titre que j'ai composé. C'est le point de départ de tout.
Comment qualifies-tu ta musique ?Je suis français, je chante en français, on peut donc dire que je fais de la chanson française. Mais ce n'est pas formaté et plutôt loin de la "tradition" de la chanson française. Je me permets des libertés. Je peux mettre 15 fois le refrain ou ne pas en mettre du tout. On me demande souvent le groupe français dont je me sens le plus proche. Je pense qu'il s'agit des Rita Mitousko. Ils m'ont inspiré sans que je ne le sache moi-même. Bien que nos musiques soient différentes, il y a chez eux comme chez moi une part d’inspiration américaine.
Comment s'est passée la rencontre avec Philippe Solal de Gotan Project ? C'était il y a 2 ans à peu près. Je travaillais déjà en solo sur le projet et Philippe réalisait un album aux accents country intitulé
Moonshine Session. On s'est rencontré via MySpace. Il m'a écrit tout suite en me disant qu'il aimait ce que je faisais. Mais à ce moment-là, je ne savais pas encore qu'il était membre de Gotan Project et producteur. A sa demande, je lui ai envoyé des maquettes. Il a finalement produit mon disque alors qu'il ne produit, normalement, que sa propre
musique! Au final, il m'a laissé totalement libre. Il ne voulait pas que j'aille en studio. Il souhaitait entendre ce son et ces couleurs présents sur les maquettes que j'avais enregistrées chez moi.
J'ai un grand respect pour ce qu'il fait. C'est magnifique, plein de libertés et c'est surtout des rencontres entre un Français, un Argentin, un Suisse…
D’où t’est venue l’idée de reprendre Singin’ in the rain ? On m’a proposé de le faire lors d’une publicité pour un parfum. Une grande maison a contacté plusieurs
artistes pour faire une version de la chanson. Ils ont plutôt aimé ma version "déglinguée" avec bruits de crapaud et mandoline. C’est osé pour un grand parfumeur de choisir cette version "humide" (rires). Au début, ce ne devait être que 15 secondes du morceau, mais ça m'a tellement éclaté que nous avons enregistré la chanson en entier avec
Nora Arnezeder, l’égérie de la marque.
Ton meilleur souvenir de scène ? En première partie de la tournée des Zéniths avec Tryo. C'était vraiment du délire. C'est hyper impressionnant de jouer devant 7000, 8000 personnes. En plus, il y a eu un super accueil avec un public hyper réceptif. Ça te donne vraiment confiance lorsque tu es sur scène.
Un lieu qui serait pour toi l'endroit idéal pour jouer ? En France, ce serait le Cirque d'hiver ! C'est très parisien mais cette salle reste mythique pour moi. Elle a reçu des
artistes comme Higelin. Sinon, j’aimerais bien retourner faire des
concerts dans les clubs en Ukraine. Le meilleur public rock'n'roll est dans les Pays de l'Est ! C'est comme un voyage dans le temps.
Pour finir, un souvenir inoubliable de Concert en tant que spectateur ?C'est un de mes premiers
concerts, Frank Zappa au Zénith de Paris. Il était venu avec un orchestre. Il y a eu Prince aussi ! Ce sont vraiment mes
concerts préférés. Je n'ai pas pu le voir lors de son dernier passage au Grand Palais. Mais à vrai dire, ce n'est pas bien grave puisque j'avais la meilleure des raisons : finir mon disque à moi !
La Vie Cajun – Ya Basta /Naïve –
Disponible depuis février 2010. © Cityvox
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Déposé par zouze14, le 26/03/2010
J'aime bien cet artiste que j'ai découvert grâce à Taratata. Il a une pêche et un sourire qui donne de l'énergie. Tout comme son album, à découvrir, car son style est nouveau et très intéressant !