AMBROISE THOMAS : SA BIOGRAPHIE
1811-1832
Ambroise Thomas, né le 5 août 1811 à Metz, est le fils d’un professeur de musique qui lui donne ses
premières leçons dès l’âge de quatre ans. A sept ans, il commence l’étude du violon et du piano avec
de nouveaux maîtres. Jean-Baptiste-Martin Thomas meurt en 1823, laissant sa famille
complètement démunie.
Son épouse s’installe alors à Paris en 1827 et, l’année suivante, Ambroise
Thomas entre au Conservatoire de Paris. Il y suit les cours de piano et de composition. En 1829, il
obtient le premier prix de piano et, en 1830, le premier prix d’harmonie. Après une première
tentative en 1831, il remporte en 1832 le Prix de Rome avec la cantate Hermann et Ketty.
1833-1836
Séjour à la Villa Médicis. Thomas y rencontre Hippolyte Flandrin (qui fait son portrait) et Ingres,
alors directeur de l’Académie. Il y compose de nombreuses œuvres, dont la plupart sont restées
inédites. Voyages à Vienne, Munich et Leipzig.
1837-1848
De retour à Paris, Thomas compose beaucoup. Une première œuvre en un acte, La Double échelle,
est présentée à l’Opéra-Comique et lui attire les compliments de Berlioz. Thomas se consacre
ensuite essentiellement à l’opéra-comique, mais sa contribution au genre est passablement oubliée :
Le Perruquier de la régence (1838), Le Comte de Carmagnola (1842), Angélique et Médor (1843)…
Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous.
1849-1865
Le Caïd (1849), opérette brillante et véritablement aboutie, et le Songe d’une nuit d’été (1850),
fantaisie dramatique où l’on ne trouve pas Oberon ou Titania mais Falstaff et Shakespeare luimême,
lui valent ses premiers succès. Le succès du Caïd fait qu’il est élu triomphalement à l’Institut en
1851. Il obtient trente voix, Berlioz pas une seule.
En 1856, il prend la succession d’Adolphe Adam au
Conservatoire de Paris. Il y enseigne tous les domaines de la composition. Parmi ses élèves, il faut citer
Théodore Dubois, Albert Bourgault-Ducoudray, Albert Lavignac, Edouard Colonne, Francis Thomé et, le
plus célèbre d’entre eux, Jules Massenet. Six opéras-comiques, de Raymond (1851) à Psyché (1857) et Le
Roman d’Elvire (1860), sont créés dans une indifférence polie.
1866-1870
Après des débuts moroses, Mignon, créé en 1866 à l’Opéra-Comique avec Célestine Galli-Marié, est
un grand succès. Deux ans plus tard, Hamlet achève de faire à nouveau de Thomas l’un des
compositeurs les plus célèbres de France. Mais sa création au Théâtre Impérial de l’Opéra en 1868
voit d’abord le triomphe de Jean-Baptiste Faure et de Christine Nilsson. Cette même année,
l’Empereur lui remet sa croix de Commandeur de la Légion d’Honneur à Compiègne. Il est le
premier musicien à recevoir cette distinction.
1871-1896
En 1871, il succède à Auber à la tête du Conservatoire. Il en restera le directeur jusqu’à sa mort. Sa
réputation est celle d’un conservateur. Cependant, en 1872, il donne à César Franck la classe
d’orgue. Celui-ci attirera autour de lui les plus grands compositeurs de la fin du siècle.
En 1892, Thomas refuse en revanche de donner la classe de composition à Gabriel Fauré, lui
préférant Théodore Dubois.
En 1890, Thomas ajoute à ses fonctions celle de directeur de l’Institut.
Même s’il compose moins, il fait créer, au Palais Garnier, Françoise de Rimini en 1874 avec un
modeste succès et un ballet d’après Shakespeare, La Tempête, en 1889. Entre-temps, en 1883,
Hamlet y a célébré sa 200e représentation. Mais son succès reste loin derrière celui de Mignon, qui
fête sa 1000e en mai 1894 à l’Opéra-Comique. En janvier 1896, le prélude de Françoise de Rimini
est joué à l’Opéra avec un très grand succès. Thomas s’éteint le 12 février 1896.
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AMBROISE THOMAS : SES PIÈCES DE THÉÂTRE AVEC SPECTACLES.FR