CARINE ERSENG : SA BIOGRAPHIE
Tonique, mutine, sa chanson vous prend par l’oreille et vous entraîne dans un swing irrésistible
Carine écrit des chansons depuis son plus jeune âge. Dés ses premiers pas sur scène, elle comprend qu'elle compte bien y passer une bonne partie de sa vie. La passion du spectacle, du partage, de l'échange avec le public, c'est ce pourquoi elle écrit, pourquoi elle chante. Elle aime les mots et en autodidacte, elle crée ses mélodies à la voix "comme si le vent les lui soufflait".
Carine Ersenga tôt quitté les études pour travailler dans un bar de Chantilly – contre la promesse d’y chanter deux fois par semaine. Bien vite, elle troque le comptoir pour les cabarets, devient une habituée du Don Camilo à Saint-Germain des Prés, de Chez ma cousine à Montmartre. Le cabaret est son école, dit-elle. Elle y apprend vite, travaille beaucoup – une demi-douzaine de ces petits lieux l’accueillent certains soirs.
Si dans la journée elle écoute Juliette, Zazie, Camille, Mathieu Boogaerts, Muse, à son public du soir elle offre Brel, Barbara, Aretha Franklin. Un répertoire qui répond à son énergie et à son amour des mots. Ce qu’elle aime : l’instantané, le spontané. Ses chansons naissent rapidement, comme si elles existaient déjà, sourit-elle. Une scène de rue, par exemple – un abri de parapluies construit par un SDF lui a inspiré le boléro aquarelliste qui figure sur l’album…
Peu à peu, elle interprète son propre répertoire. Le public l’adopte. A la sortie, la vente de ses premiers albums auto-produits rencontre un certain succès. Le bouche-à-oreille la fait monter sur de plus grandes scènes : premières parties au Zénith, au Casino de Paris, concerts à travers la France… Car le public qu’elle a conquis n’est pas un public parisien : celui-ci ne fréquente guère les cabarets de la capitale. Il a pourtant l’occasion de faire la connaissance de Carine Erseng le jour où celle-ci s’offre… l’Olympia.
L’histoire est peu banale. La jeune chanteuse a décidé de passer la vitesse supérieure. Pour se faire connaître, reconnaître, quoi de mieux que le prestigieux music-hall du boulevard des Capucines ? Carine Erseng vend à l’avance les places à son public des cabarets. Elle a fait un emprunt, monté une société de productions, demandé une licence d’organisation de spectacles, rencontré le directeur de l’Olympia, Arnaud Delbarre. Et c’est ainsi que le 17 mars 2008, 2000 des spectateurs qui ont suivi la chanteuse dans les petites salles la retrouvent dans une des plus grandes de Paris avec un album tout neuf, La Vitesse Supérieure.
© Cityvox
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