FLORENCE AND THE MACHINE : SA BIOGRAPHIE
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"Je veux que ma musique sonne comme un saut dans le vide, du haut d’un arbre ou d’un immeuble, ou comme la sensation d’être aspiré dans l’océan sans pouvoir respirer,” déclare Florence Welch.
Florence a grandi à Camberwell, au Sud de Londres. Elle était l’aînée de trois enfants. L’un de ses premiers souvenirs musicaux remonte à la fois où elle a dansé sur les Rolling Stones avec son père, debout sur le coffre dans lequel il rangeait ses disques vinyles.
Elle a commencé à chanter à la maison sur Nina Simone et Dusty Springfield, avant de se lancer dans des arias. Préado elle se tourne vers le skate-punk avant de passer à la drum’n’bass et la dance music dans les fêtes organisées dans des squats. Pour Florence le fil rouge de ce mélange éclectique c’est l’émotion. Florence écrit ses meilleures chansons lorsqu’elle a bu ou qu’elle a la gueule de bois, car c’est dans ces moments là que la liberté, la musique sauvage vient à elle à partir de fragments rassemblés sur des cahiers et dans sa tête.
Florence est elle-même pétrie de contradictions : pas tendre de nature, elle est pourtant terrifiée, véritable boule de nerfs, passionnée, elle est à la fois sombre et enjouée. Sur scène il semble qu’elle n’a peur de rien, mais elle a aussi vite fait de porter des jugements sur elle-même. Après tout, cette femme est entrée à l’école des Beaux-arts de Camberwell en concoctant un panneau floral sur lequel elle s’adressait ce message : ‘Tu es une conne’. Elle se dit cinglée, capable de perdre tout contrôle lorsqu’elle est amoureuse. Mais, en ces temps où la pop devient karaoké, Florence est aussi un être extrêmement rare et précieux : une artiste qui a trouvé sa propre et authentique voix.
Forte de ses prestations vocales envoûtantes, de ses mélodies atypiques et de son univers musical très personnel, elle a déjà remporté le prix des critiques lors de l’édition 2009 des Brit Awards. Quelques-uns la comparent à Kate Bush. Mais on peut aussi lui trouver des liens avec Tom Waits et Nick Cave dans son côté sombre et si elle vous fait aussi un peu penser à Bjork, elle prendra cela comme un compliment. Mais surtout, Florence évolue seule et à sa guise, ce qui est excitant et un peu effrayant à la fois.
Dans
Lungs (2009), son premier album, il y a des harpes, des chœurs, des batteries, des gaines d’ascenseur, des morceaux de métal, de l’amour, la mort, des feux d’artifice, des quatuors à cordes, des soupirs, d’étranges gémissements électroniques, des moutons, des lions, la maladie, des verres brisés, du sang, la lune, des étoiles, des boissons, des cercueils, de dents, de l’eau, des robes de mariées.. et des silences. Ses chansons sont truffées d’imagerie gothique, d’envolées féériques, et bien que ses paroles aient donné lieu à toutes sortes d’interprétation, Florence explique qu’elles sont généralement simples. Florence trouve sa place en sortant dans les clubs et les pubs, en chantant sur scène et dans sa chambre. A la fin du lycée, elle a déjà écrit des chansons comme ‘Kiss With A Fist’ et sait qu’elle veut faire de la musique mais pas comment s’y prendre. Après avoir travaillé dans un bar pendant un an, elle suit des cours aux Beaux-arts, où elle récupère en dormant sous son bureau dans une sorte de tente, tout en expliquant à ses enseignants qu’il s’agit d’une "installation".
Quant à The Machine, il s’agit d’une bête flexible qui peut se réduire à Florence simplement accompagnée d’une batterie ou d’un piano, mais à l’heure actuelle il s’agit en fait d’un septuor réunissant notamment des collaborateurs de longue date comme Rob Ackroyd (guitare), Chris Hayden (batterie), Isabella Summers (clavier) et Tom Monger (harpe).
En octobre 2011, la rousse revient avec un nouvel album studio intitulé
Ceremonials.
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