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Fouad Didi

Musicien

Biographie de Fouad Didi

Maître de l'andalou et violoniste de génie

Fouad Didi est un musicien, chanteur et pédagogue algérien. Sa voix puissante soutenue par une rare maitrise instrumentale font de lui l'un des meilleurs violonistes de sa génération, notamment au sein du groupe Tarab qu'il dirige. Fouad Didi est né en 1964 à Tlemcen. Issu d'un père membre d'une confrérie où les chants étaient exécutés en choeur, accompagnés par le bendir, le jeune Fouad baigne dès son plus jeune âge dans un milieu artistique où le chant et la musique jouent un rôle important dans la vie quotidienne.

En 1996 il émigre à Marseille, et tient aujourd'hui une place de choix dans le milieu musical. Il accompagne sur scène des chanteuses comme Françoise Atlan ou Myriam Sultan, il a participé au projet "Provence Ouverte" aux côtés de Michèle Fernandez, Bruno Allary, Manu Théron et Yarmen. On le voit souvent accompagnant Maurice el Medioni dans des concerts de musique arabo-andalouse. Egalement pédagogue, il se consacre plus spécialement depuis quelques années à l'enseignement en diffusant le répertoire andalou, Sanâa et le Hawzi.

Il anime des cycles de formation et des ateliers sur la musique arabo-andalouse dans les associations "Cidim" de Marseille, "Maqam" de Lille et en Belgique. Sa rigueur, son enthousiasme, son sérieux et ses aptitudes de travail lui permettent très tôt d'accéder à la scène. Après plusieurs passage auprès d'associations de Tlemcen, toutes se prévalant de l'héritage du Cheikh Larbi Bens Sari, Il étudie le répertoire et la technique des maîtres Abdelkrim Dali et Redouane Bensari.

Cheikh Mustapha Bouhcina et Cheikh Redouane Bensari ainsi que les Cheikhs Mustapha Brixi et Ahmed Malti l'encouragent dans sa soif d'apprendre. Yahia El Ghoul attise sa passion pour le violon qui devient alors son instrument de prédilection, même s'il joue avec bonheur de la mandoline et du oud.

Ses participations actives à de nombreux festivals à Tlemcen, Constantine ou Alger lui permettent de montrer sa maîtrise de la scène aussi bien dans le répertoire classique que dans le Hawzi. Il adopte une technique de l'école de Fez qui influence particulièrement le jeu musical du violoniste Mohamed Briouel.