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| En 1965, il décroche le prix Disco Revue à la Locomotive à Paris. Cette victoire lui permet d'enregistrer un disque chez Barclay, mais à contre-courant des jeunes talents de l'époque, Polnareff refuse cette opportunité.C'est finalement Lucien Morisse, dirigeant alors Europe 1, qui le fait signer chez AZ. Le style Polnareff envoûte, mais le chanteur sait aussi jouer avec son image : lunettes noires, pantalons moulants, provocations ambiguës, Polnareff défraie la chronique musicale et journalistique. En 1972, l'affiche de son prochain spectacle Polnarévolution le représente fesses nues. Ce scandale, bien que bénéfique commercialement, lui apporte à nouveau interdictions et procès. Puis au retour d'une tournée mondiale, qui le mène du Japon à la Polynésie, il apprend que son homme de "confiance", Bernard Seneau, chargé de gérer sa fortune, l'a trompé. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s'est volatilisé avec plusieurs millions. Contraint de rembourser des sommes qu'il ne possède plus, écrasé par la mort de sa mère, Polnareff n'en peut plus. Début 1973, il quitte la France pour les Etats-Unis, où il vit anonyme, reposé. Là bas le succès aux Etats-Unis n'est pas aussi pesant qu'en France. De plus, Polnareff dispose là-bas d'une technologie développée et de musiciens hors pair. Il se découvre ainsi une passion pour l'informatique. De mystères en absences, de rumeurs en albums surprises, Polnareff est sans doute l'artiste qui a pu le mieux préserver son univers en renonçant à la célébrité. En 2006, il créé le buzz en sortant un album et en annonçant son retour sur scène. En 2007, il recoit une Victoire de la Musique d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. |
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