RUBIN STEINER : SA BIOGRAPHIE
Fred Lantier aka Rubin Steiner
Féru de musiques underground depuis l’âge de 13 ans, collectionneur de musiques biscornues puis animateur radio, c’est suite à l’achat d’un ordinateur que Fred Landier s’est transformé en Rubin Steiner. C’est alors qu’il s’est mis à juxtaposer des univers musicaux très différents, combinant boucles jazzy et expérimentations inspirées à l’aide d’un sampleur, d’effets, de toys, de bandes et de micros.
Rubin Steiner développe un amour immodéré pour le jazz, le hip hop et le break beat. Sur scène il compose en live comme certains jouent aux legos. Il enfourche du swing sur du breakbeat, du ragtime sur du hip hop, du dub sur du fox trot, du cold sur du jazzy, ce qui ne l'empêche pas de truffer ses morceaux de rythmiques savantes, de références littéraires, artistiques ou cinématographiques.
Sur scène, il est accompagné de deux musiciens et d'un Vj's qui mixe en direct des images vidéos. Après de premières expériences autoproduites, il réalise plusieurs musiques pour des projets artistiques, notamment pour les chorégraphes contemporains Fabrice Ramalingom et Daniel Larrieu ou encore Street Contact, une compagnie de danse hip-hop. Paru chez Platinum, l'album Lo-fi nu jazz vol. 2 et ses avalanches de clins d'oeils marquent les oreilles françaises de ses beats impeccables et de collages foutraques à la créativité rafraîchissante.
Peu sûr de pouvoir retranscrire sa musique sur scène, il se produit d'abord avec une bande d'amis sous le nom du "Dancing Music Show", performance hybride avec danseurs, projections super 8, sampleur, platines, synthé et micros qui pousse le concept du DJ en groupe dans ses retranchements les plus hystériques. Il finit tout de même par proposer un live de ses propres compositions avec son sampleur et son micro, et toujours les images, vidéo cette fois, de son camarade François Pirault. Accompagné sur scène depuis juin 2001 par Sylvestre Perrusson (basse, contrebasse), Benoît Louette (trombone, flûte traversière) et François Pirault (mix vidéo), le "Rubin Steiner Quartet" navigue alors dans de nombreux festivals à travers l'Europe, notamment La fête de l'Huma, Les Vieilles Charrues, Fornex (où il vole la vedette à son idole Jimi Tenor), ou encore se produit en DJ set dans de nombreux clubs à travers la France, déliant à chaque fois les hanches les plus étroites pour des chaloupes effrénées.
A l'inverse de la culture dance, les rythmiques de Rubin Steiner se calent sur des harmoniques finement travaillées, selon des structures imaginaires et très personnelles que cet autodidacte a pu dresser. C'est ce goût pour l'organique, ce sens de l'imperfection dans la construction qui fera de lui un acteur en marge de la scène électronique, au même titre que Flanger ou Christian Fennesz, face aux mécaniques huilées des ouvriers de la boucle parfaite et de l'enrobage synthétique. De la musique de salon au salon de musique, l'hédoniste Rubin Steiner s'affirme tout en continuant de desservir les pistes les plus atypiques. Soit : un bonheur qui parle autant à la tête qu'aux jambes. Et qui revient en 2008, avec l'opus au titre décalé,
Weird hits, two covers & a love song.
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