Chercher par date :

Artistes Ville Salle Festivals



Cavalleria Rusticana / I Pagliacci


Voir la fiche de Jean-Claude Auvray, Irène Fridrici, Giuliano Carella, Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Fabrizio Maria Carminati, Carlos Almaguer, Viorica Cortez, Stanislas De Barbeyrac, Etienne Dupuy, Patricia Fernandez, Vladimir Galouzine, Luca Lombardo, Natalia Timchenko, Béatrice Uria-Monzon, Choeur De L'Opéra De Marseille, Maîtrise Des Bouches Du Rhône, Orchestre De L’Opéra De Marseille

CAVALLERIA RUSTICANA / I PAGLIACCI : PRÉSENTATION

Deux tragédies populaires, deux opéras de la passion

Cavalleria Rusticana, opéra en 1 acte de Pietro Mascagni.
I Pagliacci (Paillasse), opéra en 1 acte prolongue et 2 actes de Ruggero Leoncavallo.

Deux ouvrages présentés ensemble le plus souvent, parce que en apparence, par le sujet, ils se ressemblent… Mais en réalité ils sont assez différents, surtout musicalement. Ils se déroulent dans les années 1890-1900, dans le sud de l’Italie pour Pagliacci, et en Sicile pour Cavalleria.

"Nous avons transposé leur action dans les années 1950 car il était intéressant, je crois, de la situer à une époque plus proche de nous, celle de l’apothéose du néo–réalisme dans le cinéma italien de Fellini, de De Sica, de Rossellini, de Lattuada, de La Strada au Voleur de bicyclette ou à Ossessione de Visconti, un cinéma marqué par le besoin de se rapprocher des réalités humaines, et que l’on retrouve à l’opéra, à la fin du 19ème siècle, dans le "vérisme", un mouvement littéraire et musical qui exalte les événements de la vie de tous les jours.
Il me paraissait essentiel d’authentifier et de sublimer la charge émotionnelle engendrée par deux faits divers ayant pour objet, l’amour-passion, la jalousie, le sens de l’honneur, la vengeance : des sentiments humains, certes d’une banalité assez confondante, mais qui peuvent mener à l’acte criminel.
Ces deux tragédies revêtent une "teinte chrétienne", dans les deux ouvrages, l’action se déroule le jour d’une fête religieuse : le jour de Pâques pour Cavalleria, et, le quinze août, jour de l’assomption pour Pagliacci.
Ces deux fêtes se termineront par un sacrifice humain : un homme en sera la victime dans Cavalleria, et, dans Pagliacci, ce sera une femme, pour les mêmes raisons. En Sicile, la mort n’est jamais occultée, la vie est ainsi étroitement liée à la mort, c’est pourquoi les sentiments s’y expriment d’une manière directe et violente, avec une force dramatique terrifiante."
(Jean-Claude Auvray)

Tout afficher
Historique de navigation